souvenirs

défense et illustration de la présence des souvenirs au plein de notre présent. Il fallait bien un intercesseur vivant pour en parler et ce sont les arignées qui sont venues me visiter. Le grenier est leur royaume. On en frémit. Bravo à Aurélien qui a su si bien les capter. Leur tissage sur le métier du temps (Goethe: “am sausenden Webstuhl der Zeit” (FAUST 1) est inarrêtable et c’est tant mieux. L’épaisseur de leurs toiles dit le travail, la peine, mais comme aux cercles dans le tronc des arbres, les toiles disent l’âge des souvenirs qui entourent les objets. Ce sont nos compteuses, qui s’évertuent à rejouer la vie au rouet de nos existences qui ne tiennent qu’à un fil.