trois petits poèmes sur le printemps

je l’accueille tranquille

toits et mains

dans le silence découpent

leurs présences anciennes

ravissements écrits

du veilleur aux aguets

la carrière croule

sous les pas qui cèdent

c’est la même terre

qui te tenait joyeux

quand enfant exalté

tu criais aux moineaux

le beau blé tout bleu

qui s’en vient sous mon pas

frissonne encore d’hiver

il confie qu’il ne peut

sous le ciel inclément

risquer un petit peu

ses épis