mille lèvres et ta peau de soie
je ne te domine pas
tu ne m’écrases pas
tout est miroir de toi vers moi
et mon respect respire entre les draps
bouclier léger tu me protèges des larges songes
ton rire aspire à me trouver
et ta voix contre l’oreiller
a des échos d’antan qui chantent
le vert de tes pupilles orne la nuit
quand je ferme les paupières
je te surprends alors reprenant ton souffle
après l’étreinte
tu feins de m’ignorer pour mieux m’aimer
rêve de moi que tu reformes
la chambre vie s’emplit de nous
à mon côté tu souris d’être moi
et tu ris d’être toi
la pince a basculé de tes cheveux
le lourd blond cascade au bord des mains
nous soupirons de concert
musique de chambre
jamais écrite