La cathédrale est au centre de nos préoccupations. Ecrire à Laon, c’est parler du chef d’oeuvre qui nous hante partout où l’on va. Ses formes et les sons qu’elle produit lorsqu’on s’y égare – pénétrer dans un chef d’oeuvre voilà le miracle de l’architecture – emplit de fierté et de grandeur, au “temps de la détresse” (Hölderlin). La vie de l’esprit est honorée sous nos pas, sous nos yeux. Vue de loin, vue de près, elle est modèle de poème et de chant. Nous avons bien de la chance, nous qui vivons à deux pas.