quand le souffle rouge
s’effondre là-bas
qu’il prend en charge le ciel
et ses nuées
empruntées à l’horizon
le temps s’arrête
son noyau de glace orange
prolonge encore le jour
tranquille suspend de sang
déposé aux pieds de la terre cicatrice
ce sont des cris bouche ouverte
blessures splendides
d’un orbe agonisant
dont les sons rayonnent longtemps
contre l’obscur
dans les grincements du jour flétri
le rouge va mourant
brûlé de ses promesses
qui rosissent les labours
il s’épuise il s’en va
traînant une vanité brune
puis bientôt noire
fondu enchaîné de la nuit formidable
qui m’emporte avec elle
c’est alors que le spectacle se clôt
sur les lèvres du temps
Très beau et profond. Merci Raymond