blessures d’octobre 

quand le souffle rouge 

s’effondre là-bas

qu’il prend en charge le ciel

et ses nuées 

empruntées à l’horizon 

le temps s’arrête 

son noyau de glace orange

prolonge encore le jour 

tranquille suspend de sang  

déposé aux pieds de la terre cicatrice 

ce sont des cris bouche ouverte 

blessures splendides

d’un orbe agonisant 

dont les sons rayonnent longtemps 

contre l’obscur 

dans les grincements du jour flétri 

le rouge va mourant  

brûlé de ses promesses 

qui rosissent les labours

il s’épuise il s’en va 

traînant une vanité brune

puis bientôt noire 

fondu enchaîné de la nuit formidable 

qui m’emporte avec elle 

c’est alors que le spectacle se clôt

sur les lèvres du temps

Une réflexion sur « blessures d’octobre  »

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