amours d’hiver

partout comme un parfum 

Elle erre dans l’hiver 

elle répand sa présence neige 

douce au regard

elle embellit par la croisée ce que ses yeux effleurent

son chant demeure en sa maison 

mais elle a la voix posée des chaleureuses

on l’entend bien par les halliers perdus

Lui sait qu’elle est à sa hauteur

égale en rêve ou en réel 

il apprend beaucoup de son pas 

il n’est plus clos sur soi 

Ils songent tous deux que les branches de janvier 

sont à l’image de leurs bras nus

les feuilles en vestes dépouillées

gisent à leurs pieds

puis chaque jour chaque nuit emmêlés

leur songes volent contre la pluie

et la gouttière chante en majeur

c’est alors que l’aube 

très lente les étonne

et leurs yeux dessillés

font lever le jour neuf

et leurs baisers tout vifs

contre le givre brûlent

rendant hommage

à la lumière qui naît